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le 7 mail 2009 :
Huaraz
 
   
 
   
 

 
 
 
 
     

Section consacrée à nos excursions hors de Lima... De la jungle, des sommets, de l'océan, des peuples... tout un programme !

San Bartolo

Première sortie hors de Lima la grande un samedi 27 février. C'était pour l'occasion d'un concert de "Groundation", reggae californien fort sympathique. San Bartolo fait partie de cette série de stations balnéaires courues des liméens. Ces villégiatures se succèdent sur plus de 60km au sud de Lima. A vrai dire, absolument rien d'extraordinaire, au contraire. Ces petites villes sont entourées d'un côté par l'immensité désertique de la côte péruvienne (un des désert les plus arides du monde), et de l'autre par le gigantisme océanique pacifique. Des villes construites à la hâte pour satisfaire les riches citadins d'un bain tiédi par les écoulements d'égoûts décorant (d'écoeurant!) le littoral de dentelles mousseuses, parfois colorées.
... Nous ne nous sommes pas baignés, mais avons bien profité de l'air océanique, du calme, de la vue. Peu de photos et quelques émotions :

 

 

 

 

 

Ayacucho

Première grande excursion loin de Lima. Ayacucho, ville de 150.000 habitants, à 2700 mètres d'altitude. Ville très traditionnelle, connue pour ses 32 églises et ses parades religieuses. Elle fut aussi le chef lieu du Sentier Lumineux, groupuscule maoïste qui amena la terreur dans les années 80 et 90 et fit enormément de morts (tant du côté militaire que civil)-- (cliquer ici pour plus d'infos sur le Sentier Lumineux)
Ici, les autochtones sont habillés en tenue traditionnelle, il n'y a pas de grand supermarché, les petits marchés sont nombreux et denses, l'artisanat est varié, les gens souriants. Ville plutôt agréable mais assez grande et dont l'air est toujours pollué même s'il y a moins de voitures et de klaxons qu'à Lima. Cependant, ce n'est pas un petit village offrant balade et nature à portée de chaussure.
Il nous aura fallu prendre un bus pendant une heure pour monter dans la petite ville de QUINUA, à 3500m d'altitude. Là : nature omniprésente, population détendue, marché authentique,... Pas un seul touriste étranger, les vendeurs parlent le quechua, les maisons sont petites,... Une après-midi ressourçante.

 

Quinua

Petit village à proximité d'Ayacucho, situé à 3250 mètres d'altitude. Ce fut notre premier vrai bol d'air. Ici, pas un touriste étranger, un petit marché bien local et beaucoup de petites boutiques de poterie.

Ici particulièrement, et dans les Andes en général, pour protéger sa maison et apporter le bonheur dans le foyer, on scelle une église miniature en argile et autres symboles sur tous les toits (cf. photos)...

C'est dans de ce village que fut signé l'indépendance du Pérou (28 juillet 1821). Un mémorial (obélisque horrible de 40m de haut) a été construit il y a quelques années, et en fait un lieu de pélerinage pour qui se sent investi de l'histoire péruvienne.

Nous avons dégusté un "PucaPicante" typique du coin (cf photo !) au beau milieu du marché. Une paysanne nous a appris 3 mots de Quechua dont je serais incapable de me rappeler !

Bref, un lieu très traditionnel, loin des foules et du béton qui nous a pour le moins reposé.

 

Amazonie

Pélo à peine débarqué de l'avion en provenance de France que nous enchaînons un autre vol vers Iquitos, au Nord-Est du Pérou, au beau milieu de la forêt amazonienne. Iquitos est une ville de 480.000 habitants et qui n'a aucune route pour la relier au reste du Pays. Le seul moyen d'y arriver est par avion ou 3 jours et 3 nuits de bateau.

Nous trouvons un guide pour nous emmener au coeur de la jungle, découvrir des villages isolés, la faune, la flore. Nous prennons une barque à moteur pour descendre l'Amazonne sur 50 kilomètre. Là, un petit village, Saint-Raphaël, moins de 60 habitants. Ici, une auberge nous accueille pour y passer la nuit. Le lendemain, on reprend une barque du siècle passé, à la rame, nous nous enfonçons dans la forêt inondée. Pendant les 5 mois de saison des pluies, une grande partie de la forêt est immergé par l'Amazonne. Une opportunitée pour les pyrahna, les insectes, les animaux et les plantes. C'est particulier une forêt sous l'eau, et pour tout dire, c'est assez inhospitalié et quelques peu angoissant !

Nous arrivons dans une grande maison (cabane ?) sur pilotis ou vit 2 ou 3 famille, isolé du monde, sans eau, ni electricité... pas de fenêtre ni murs, un toit en feuille de palmier. Ils vivent de la chasse et des quelques touristes qui doivent faire halte ici.

 

Nous essayons de pêcher, tirons un filet entre les arbres qui sortent de l'eau... nous balladons autours de la maison sans trop s'éloigner évidemment. La nuit tombé, nous prenons une minuscule barque pour nous enfonçer sous la pleine lune au milieu de cette jungle inquiètante. A la recherche de mygales, d'aligators et de singes nous passons près de 2 heures à naviguer entre les lianes, les branches, les toiles d'araignée et les moustiques. Nous poursuivons à pied, dans 40 cm d'eau. Mais pas d'aligators, quelques tarentules et deux familles de singes nocturnes.

 

Le lendemain, nous partons machette à la main pour trouver un lieu ou dormir. Nous y construisons une cabane élaborée. A midi, le guide nous prépareun barbeq d'aligator qu'il avait ramené avec lui... Très bon, très fin... entre le poulet et le poisson. Le soir, rien a mangé alors nous sortons chercher des fruits, la pluie commence à tombé, les moustiques nous attaque, et les fruits semblent invisible. Nous trouvons une canne à sucre sauvage qui sera notre seul nourriture pour nous quatre ! Longue nuit lugubre où les bruits de la forêt aiguisent notre imagination. Les moustiques, par centaines collés à la moustiquaire. Les vêtements trempés par la pluie, entre des feuilles de bananier et un simple drap de coton...

 

Au reveil, retour express au camp de base pour apaiser notre faim et retrouver un peu de sécurité. On reprend la barque et retournons dans un village à proximlité. Là, un homme preserve des animaux recueillis dans un grand parc. Comme un zoo mais sans cage. Des dizaines de singes nous cours après, nous grimpent et sautent dans tous les sens. Très sympa ces singes, pas agressifs, et au contraire, très sociable et rigolos. Un singe nommé "Pépé" tombe amoureux d'Anaïs et ne veut plus la lâcher d'une semelle. Si j'approche d'elle, il me saute dessus et me tire gentillement les cheveux ou me mordille sagement l'oreille. A mourir de rire ! Anaïs appelle "Pépé", et il accoure ! Un anaconda se trouve dans un bassin en compagnie d'un jeune aligator. Le propriétaire du lieu les sort de l'eau et nous les donne !!! Affrontant nos peurs, nous nous sommes saisi des bêtes et les exhibons à l'appareil photo. Un toucan, des varans, un ara, un paresseu, etc, viennent réjouir nos yeux. Enfin, sur le retour vers Iquitos, nous croisons des dauphins roses et gris dans l'Amazonne... un spectacle.

 

Nous sommes resté loin des groupes de touristes, loin des hommes en général. Nous avons coupé avec la civilisation et non sans apréhension, nous avons vécu 3 jours hors du temps et de nos références habituelles. Ce fut un moment très fort, très intense et assez boulversant.

Pour notre dernier jour à Iquitos, nous visitons un marché où se trouve des tortues (vivantes ou dépessées), des singes, des aligators, des plantes halucinogènes, des fruits jamais vus... Mais aussi des minuscules singes (wistiti), perroquets, toucans et autres bêtes vivantes pour une poignée de soles (10 soles le singe !!! 2,5€). Nous visitons aussi un quartier entier submergé par l'Amazone... une ville sur pilotis avec ses églises, ses écoles, et ses bars. Des poteaux éléctriques sortent de l'eau ! Une population très pauvre, comme un bidon-ville ensevelis 5 mois par an.

 

Anaïs reprend l'avion pour Lima alors que Pélo et moi prennons un bateau, à remonter l'Amazone sur 700km : 5 jours et 5 nuits reposants. Voyage long, horraire d'arrivé inconnue jusqu'au dernier jour ; 4 nuits, 5 nuits ? Les gens dorment dans leurs hamac, toute couche de la société, pas un seul touriste. Le matin, à 6h, c'est poisson-riz ; le midi, c'est poulet riz et le soir c'est soupe aux pates. Le tout cuisiné à l'eau de l'Amazone... qui devient de plus en plus marron au fil des jours. D'énormes troncs d'arbres jonchent le fleuve, et le bateau doit les éviter... il doit aussi apercevoir les minuscules barques pendant la nuit. PArois, il s'arrête sur un banc de terre... apparament un port... mais d'où sortent les gens, du milieu de la forêt, mystérieux et interrogatoir ... Le bruit sourd et incessant des moteurs nous rappel que nous sommes en mouvement. Les couchers de soleil sur l'Amazone sont splendides. Souvenirs imperissables pour cette expérience magique et détendue.

 

Huaraz

Paradis des randonneurs, cette bourgade de 80.000 âmes vie du tourisme écolo. Ambiance de montagne décontracté, bars, restau, pubs, boutiques de charmes qui apporte une véritable atmosphère agréable et sereine. Comme d'habitude, l'urbanisme atteint des sommets d'incohérence et de laideurs... mais bon, je crois bien que c'est le lot du Pérou !

Nous avons passé 1 semaine ici. Nous avons faits 2 randos à 4500m d'altitude, avons pratiqué un peu d'escalade, degusté de la fondue (si si !). Un vrai bon bol d'air après la chaleur écrasante et humide de la jungle